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EURO 2016 - France 2016

La Coupe d'Europe de football 2016 sera organisée
en France, Euro 2016 aura lieu en France
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Mondial 2010

Du baume au coeur pour la France
28.05.2010 Le droit d'organiser l'Euro-2016, le premier à 24 équipes, constitue une grande victoire pour la France qui efface l'amertume liée à l'échec de la candidature de Paris aux JO-2012 et met surtout du baume au coeur au football français malmené depuis quelques années.

Le camp français avec Zinedine Zidane au siège de l'UEFA à Genève le 28 mai 2010 après la désignation de la Farnce comme pays organisateur de l'Euro 2016. ©  Philippe Desmazes

Le droit d'organiser l'Euro-2016, le premier à 24 équipes, constitue une grande victoire pour la France qui efface l'amertume liée à l'échec de la candidature de Paris aux JO-2012 et met surtout du baume au coeur au football français malmené depuis quelques années.

"Soulagement": c'est un des mots les plus prononcés ce jeudi après-midi à Genève.

"La France est un grand d'Europe et préserve son rang sportif, c'est formidable", s'est d'ailleurs réjouie la secrétaire d'Etat aux Sports Rama Yade. Une manière de dire aussi, en creux, qu'un échec l'aurait amoindrie. Après bien des avanies.

La France va organiser l'Euro 2016 : que pensez-vous de cette décision ? La Turquie aurait du gagner ? C'est super ou inutile ?
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Le coup de massue de Singapour en 2005, lorsque le Comité international olympique (CIO) désignait Londres pour les Jeux de 2012, avait ébranlé le sport français. Passéisme, arrogance, les critiques fusaient de toutes parts sur le thème d'une France dépassée par la modernité alors incarnée par le Premier ministre britannique Tony Blair, venu en personne convaincre le jury.

Mais pour l'Euro-2016, les Français avaient tiré les leçons de Paris-2012 en choisissant de "la jouer sérieux et modeste", selon Frédéric Thiriez, le président de la Ligue de football professionnel (LFP), qui note: "C'est une grande joie pour les Français après la très grande déception des JO-2012. En quelque sorte, une injustice est réparée".

Sur un plan sportif, depuis la finale du Mondial-2006, perdue face à l'Italie aux tirs au but et après le fameux coup de tête de Zidane, le football français vivait au gré de turbulences de toutes natures.

Son équipe nationale ? Au fil des années s'est renforcée l'idée d'un "désamour" entre le public et sa sélection, désamour symbolisé par le rejet de Raymond Domenech. A son débit: convocations et coaching discutés, système de jeu jugé frileux (avec deux milieux défensifs) et communication alternant provocations et langue de bois.

L'Euro-2008 s'avérait un fiasco total. Un nul, deux défaites, un seul but marqué, et une demande en mariage par le sélectionneur jugée au mieux saugrenue le soir de l'élimination. Dans la foulée, la France entamait de la pire des façon ses éliminatoires pour le Mondial, avec une retentissante défaite en Autriche (3-1), et obtenait une qualification in extremis en barrage contre l'Eire, après la polémique sur "la main de Thierry Henry".

Les clubs ? Ils ont été réduits à faire de la figuration sur la scène européenne. Seul Lyon en 2010 a atteint le dernier carré de la Ligue des champions (première pour un club français depuis Monaco et sa finale en 2004), même si l'OL a donné l'impression, lors de la demi-finale contre le Bayern Munich, de ne pas la jouer.

Dans le Championnat de France, le suspense tué par un Lyon hégémonique sept ans de suite (2001-2008) est réapparu à partir de 2009 avec la réémergence de Bordeaux et Marseille. C'est davantage le contexte qui pose problème: des violences ont endeuillé le monde du football, avec notamment la mort de deux supporteurs du Paris SG en 2006 et 2010.

Bref, la morosité était de mise.

"En terme d'énergie et de moral, sur le plan psychologique, c'était très important de gagner cette organisation, a relevé le directeur technique national (DTN) Gérard Houllier. Ca va être un peu une locomotive qui va nous entraîner jusqu'en 2016, au niveau de l'emploi, de la solidarité, de tout ce que ça représente pour un pays".

Car au mot "soulagement" était souvent accolé celui de "bonheur".

© AFP


France 2016 : coupe euro 2016

Euro-2016: la France candidate, les stades au coeur du projet 13.02.2009

La Fédération française de football (FFF) a officiellement déclaré la candidature de la France à l'organisation de l'Euro-2016, avec le soutien des pouvoirs publics mais aussi la ferme intention de moderniser le parc des stades, jugé vétuste et inadapté.


Cette candidature au premier Championnat d'Europe engageant 24 nations est aussi la première officialisée. Elle était dans l'air depuis plusieurs mois: Bernard Laporte lui-même, secrétaire d'Etat aux Sports, s'y était dit favorable. "Cet Euro, je le veux", lançait-il fin 2007.
Le trophée du Championnat d'Europe de l'UEFA © Fabrice Coffrini  


Le Conseil fédéral de la FFF, réuni vendredi, a officialisé cette candidature, qui sera formalisée par l'envoi avant le 9 mars d'une lettre d'intention à l'UEFA. Les dossiers de candidature proprement dits devront ensuite lui parvenir au plus tard le 15 février 2010. La décision finale et le nom du pays organisateur seront connus le 27 mai 2010.

L'UEFA a demandé au futur pays hôte de disposer de neuf stades de 30.000 à 50.000 places. "L'UEFA ne se contentera pas de promesses, car avec 2012, ils sont échaudés, il faudra des assurances", a prévenu le président de la FFF, Jean-Pierre Escalettes, faisant allusion aux difficultés rencontrées par l'Ukraine et la Pologne pour construire des stades.

En France, la question des "grands stades" (capacité supérieure à 30.000 places) est omniprésente depuis de longs mois, et la nécessité de leur modernisation a été notamment pointée dans le rapport de la Commission "Grands stades Euro-2016", présidée par Philippe Séguin.

"Un simple ravaudage des stades existants, une rénovation a minima des enceintes entretiendraient peut-être l'illusion d'une candidature; ils empêcheraient sûrement sa réussite", avait averti le premier président de la Cour des Comptes en novembre lors de la remise du rapport au Premier ministre François Fillon.
Ce rapport recensait quatre projets de création nouvelle (Lille, Lyon, Nice, Strasbourg), quatre projets de rénovation profonde (Lens, Marseille, Saint-Etienne, Nancy), et des aménagements possibles (Nantes, Rennes, Bordeaux, Toulouse, Stade de France, Parc des Princes).

Frédéric Thiriez, le président de la Ligue (LFP) qui s'est depuis longtemps emparé de ce sujet avec l'appui des clubs professionnels, a même fait de la modernisation des stades une arme "anticrise", et un élément d'investissement du plan de relance gouvernemental. Ces chantiers créeraient selon lui "15.000 emplois nouveaux entre 2010 et 2014".

Mais un amendement octroyant aux stades un caractère d'intérêt général a été +retoqué+ au Parlement le 28 janvier. Il s'agissait d'assurer le financement public des infrastructures d'accès aux enceintes; point sur lequel achoppe le projet de grand stade de Lyon.

Le ministre chargé de la Relance "Patrick Devedjian nous a soutenus à fond dans cette affaire, a assuré M. Thiriez. Ce que voulait ce texte sera repris soit dans le projet de loi sur le sport de Bernard Laporte, soit dans un projet de loi autonome sur l'Euro-2016, comme il y en a eu pour les JO d'Albertville en 1992 ou la Coupe du monde 1998".

"Mobilisation générale" est le mot d'ordre martelé par MM. Escalettes et Thiriez. Et outre Bernard Laporte, les politiques abondent: François Fillon a estimé que les clubs avaient besoin "d'installations de haut niveau", et Nicolas Sarkozy a montré son intérêt pour cette candidature lors de ses voeux en janvier.

© AFP


 
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